Automnales 2017 : Colloque sur la médiation animale par Licorne et Phénix

jeudi, 23 mars 2017, 14:39 | Catégorie : Formation Médiation Animale, La médiation Animale, Licorne et Phénix

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Bonjour à tous,

Pour les lecteurs qui nous suivent depuis plusieurs années, Licorne et Phénix n’est plus à présenter, vous savez que chaque année Licorne et Phénix, l’Association Française pour la Médiation Animale, organise un colloque dans différentes régions de france. Licorne et Phénix se veut entre autre, fédératrice des intervenants en médiation animale / zoothérapeutes en France dans le cadre de la Charte des bonnes pratiques.

Cette année le thème choisi par le groupe de travail régional Bas-Normand est un thème qui fait partie de notre quotidien tant professionnel, personnel, humain qu’animal. Nous sommes tous concernés par ce thème et il nous anime chaque jour. C’est également un outil extraordinaire dans notre travail en médiation par l’animal. Je vous le donne en mille : Les émotions ! Le titre exact que l’équipe a choisi pour ces prochaines automnales est : « Quand les émotions s’en-mêlent ! » Vaste sujet passionnant qui promet de beaux échanges les 11 et 12 Novembre en Normandie à coté de Caen.

On vous informera quand le programme sera sorti.

Pour plus d’informations rendez vous sur le site Licorne et Phénix : http://www.licorne-et-phenix.org

automnales licorne et phenix

 

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Un local pour Coeur d’Artichien sur l’ile Beaulieu

jeudi, 16 mars 2017, 14:49 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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local coeurdartichienBonjour à tous,

Si vous êtes un fidèle lecteur de notre page Facebook Coeur d’Artichien (que nous vous invitons à liker si ce n’est pas déjà fait), vous savez que lundi 13/03/2017, il s’est passé un événement important pour l’avenir de l’association et votre suspens est à son comble. En effet, en partenariat avec la ville de Nantes, celle-ci nous a remis les clés d’un local sur l’ile Beaulieu à Nantes. Nous partageons ce local avec d’autres association, mais nous avons 2,5 jours par semaine où nous l’avons juste pour nous.

Ce local sera dorénavant le siège social de notre association. Il aura une fonction :

  • de lieu fédérateur pour toute l’équipe (Intervenante en médiation animale, membres du Bureau, bénévoles)
  • de bureau pour le travail administratif de notre coordinatrice, mais aussi
  • de lieu d’accueil pour réaliser des séances de médiation par l’animal avec les bénéficiaires (en individuel ou en petit groupe), les familles et les fratries, que nous accueilleront sur rendez-vous les lundi, mardi toute la journée, et mercredi matin.

C’est un nouveau service que nous pouvons offrir à nos partenaires. Voilà une manière complémentaire à notre pratique actuelle de la médiation animale qui consiste à nous déplacer au domicile des familles ou au sein des institutions du médico-social de Loire Atlantique et départements limitrophes.

Ce local se situe non loin du Carrefour Beaulieu, à la maison des associations de l’ile Beaulieu.

Au plaisir de vous rencontrer !

local cazoo mediation animale nantes

 

 

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Les chiffres clés en plein essors !

vendredi, 3 mars 2017, 20:40 | Catégorie : Non classé

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chiffres cazooBonjour à tous,

Aujourd’hui on partage avec vous des chiffres. Des chiffres clés pour notre association de médiation animale. Ces chiffres sont en pleins essors depuis 2009. Notre activité ne fait que croître et c’est une excellente nouvelle.

Je suis plutôt une littéraire, pour ne pas dire que je « déteste » les maths mais quand on fonde une association, que l’on souhaite créer des postes et pérenniser une activité aussi innovante que la médiation animale , donner du travail à 4 intervenantes en médiation animale au bout d’un moment on a pas le choix. C’est révélateur du travail réalisé ces 7 dernières années.

plus de 500 c’est le nombre de personnes qui aiment notre page Facebook Coeur d’Artichien ! Elle est animée au quotidien par toutes les intervenantes de l’association. L’object : vous faire partager la réalité du terrain et quitter le rêve 😉

378  c’est le nombres de personnes qui reçoivent notre CAZOONews, la Newsletter mensuelle de Coeur d’Artichien. Vous y retrouvez chaque mois un article spécifique à la pratique de la médiation animale. Elle est gratuite et accessible à tous. Pour la recevoir dans vos boites email, il vous suffit de vous inscrire en haut à droite de notre site internet.

43 c’est le nombre de partenaires où nous intervenons en médiation par l’animal en Loire Atlantique et départements limitrophes avec nos poilus. Ce chiffre comprend nos interventions au domicile des personnes ou dans les institutions du médico-social.

On a commencé à 1, et aujourd’hui le chiffre 4 c’est le nombre d’intervenantes en médiation animale qui travaillent chez Coeur d’Artichien. Elles sont toutes diplômées dans le médico-social et formée en médiation animale. Elles ont chacune leur spécificité. Chacune de nos intervenantes ont leur propres animaux médiateurs reconnus aptes à la pratique de la médiation animale par des professionnels compétents et partenaires de Coeur d’Artichien.

7 c’est le nombre de chiens médiateurs de l’équipe de Coeur d’Artichien

6 c’est le nombre cochons d’inde médiateurs de l’équipe. C’est l’animal qui par son nombre est le plus représenté dans notre équipe de poilus.

2 c’est le nombre de grandes oreilles, les lapins médiateurs de l’équipe

1 c’est le chiffre qui représente notre minette médiatrice. Elle intervient sur des séances en médiation animale individuelle.

Chat’alors ça en fait du monde à gérer au quotidien ! Merci à tous de nous accompagner dans cette belle aventure.

On vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article sur notre vie associative ou un article en lien avec la médiation animale. Surprise…

A bientôt !

 

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L’étoile de mer dans la pratique de la médiation animale

jeudi, 2 mars 2017, 7:25 | Catégorie : La médiation Animale

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étoile de merBonjour à tous,

Voici une petite histoire pêchée sur facebook qui m’a immédiatement fait penser à notre travail en médiation animale. Il m’arrive parfois de passer dans les couloirs des institutions du médico-social avec mon chien en laisse. Je me diriger vers une chambre pour une séance individuelle. Des mains de résidents, patients, ou professionnels se tendent pour venir caresser mon animal ou me poser des questions sur son nom, son âge, sa vie.

Par moment une pensée me traverse l’esprit, « voilà des personnes à qui une séance de médiation animale ferait du bien »…Mais ma mission est ailleurs. Elle est de m’occuper de la personne avec qui j’ai rendez vous. Je vois une seule personne avec mon animal alors que les autres n’ont le droit qu’à une simple caresse au coin d’un couloir. Ce sentiment est parfois lourd à porté au quotidien, même si le plaisir dans les yeux de nos bénéficiaires compense largement cela.

Cette petit histoire me rappelle l’essentiel et j’avais envie de la partager avec vous

«Alors qu’il marchait à l’aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l’eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi. Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s’il les laissait là jusqu’au lever du soleil.

« Mais la plage s’étend sur des kilomètres et il y a des millions d’étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? » Le jeune homme regarda l’étoile de mer qu’il tenait dans sa main et la lança dans l’écume. Il répondit : « Oui mais pour celle-ci cela fera toute la différence ! »

A bientôt pour de nouvelles aventures,

Aurélie Vinceneux

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L’ancrage affectif dans la pratique de la médiation animale : Mme M, une personne âgée désorientée partie 2

jeudi, 23 février 2017, 7:34 | Catégorie : Non classé

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mediation animale nantesChers lecteurs, 

Comme promis la semaine dernière, voici la deuxième partie de l’article sur le cas clinique « Mme M », que l’on pourrait également intitulé « l’ancrage affectif dans la pratique de la médiaiton animale ». Voici le lien pour lire la première partie : http://www.coeurdartichien.fr/?p=5501 En vous souhaitant une bonne lecture, de bonnes vacances aux chanceux et du courage aux travailleurs. 

Étape 3 : Définition des objectifs de travail avec l’équipe pour Mme M.

Au cours d’une rencontre avec l’équipe pluridisciplinaire du service, où réside Mme M, nous échangeons sur le quotidien de cette dernière. Comme à chaque début de prise en charge individuelle, nous réfléchissons ensemble à la manière dont la médiation avec Betty peut permettre de répondre à certaines problématiques de Mme M.

Dans un premier temps, nous axons notre travail sur le simple fait, qu’elle accepte de faire une activité et qu’elle puisse y prendre du plaisir. Les séances sont hebdomadaires et durent au maximum 45 minutes, en fonction de la capacité d’attention de Mme M. Les premières séances fonctionnent bien.

Nous avons pu repérer, au bout de quelques séances, ce qui était angoissant pour Mme M : il s’agit (entre autres) des transitions. Une fois la séance démarrée au cours des premiers mois, elle a commencé à parler de ses chiens, de l’importance qu’ils avaient eu dans son histoire et elle a raconté des bribes de vie.

Nous avons travaillé dans un premier temps sur la motricité en utilisant le plaisir que Mme M avait eu de s’occuper de ses chiens. Durant les séances elle ne pleure plus, ou très peu. Elle est dans la communication avec nous.

On brosse Betty. Cela valorise Mme M, qui se détend. Brosser Betty la renvoie à de bons souvenirs de son histoire de vie. On lance la balle à Betty, qui la ramène en se tortillant de joie et en remuant la queue, l’air de dire « Lance-la encore »! Mme M se sent utile et utilise ses articulations de ses bras et de ses mains.

Ce qu’elle aime surtout, c’est donner des poignées de friandises à Betty à la fin de la séance. Elle fait faire un tas d’exercice à Betty avec chaque friandise. Elle travaille son élocution, le ton de sa voix, Betty exécute. Mieux qu’avec les animateurs parfois !

Durant ces premiers mois d’intervention, il y a des hauts et des bas. Parfois, Mme M refuse la séance : l’angoisse de transition est trop forte. Elle se met alors dans de grosses colères. Parfois, le simple fait que la personne qui l’accompagne ferme la porte et sorte suffit pour que Mme M s’apaise. Parfois, cela ne fonctionne pas.

L’équipe écoute sa colère et respecte son choix de ne pas venir en séance. La considérer en tant que personne à part entière est important, mais en tant que professionnel c’est frustrant. A la suite de plusieurs refus de la part de Mme M de venir en séance, nous nous réunissons avec l’équipe pluridisciplinaire.

Étape 4 : La recherche d’une nouvelle approche

La prise en charge de Mme M en médiation animale a débuté en Janvier 2011. En Juin 2011, nous nous réunissons avec l’équipe. Nous essayons de décoder ce que ces refus peuvent signifier pour Mme M. Comment les prendre en compte tout en lui permettant de profiter d’une activité qui, une fois démarrée, la détend et lui procure du plaisir ? Son opposition peut être parfois violente verbalement. A quel moment doit on cesser de l’écouter ?

Le positionnement de l’équipe est de dire que la médiation animale doit continuer pour cette dame. C’est une des rares activités que Mme M accepte et où elle peut parler librement de ses ressentis. On fait le choix de changer l’organisation du début de la séance, et de refaire un point en septembre si la situation n’a pas évoluée.

Durant l’été 2011, le cadre est plus flottant avec les allers venues des congés estivaux. Les séances avec Mme M sont de moins en moins possibles, et nous nous préparons à arrêter la prise en charge avec cette personne. Ces séances de médiation animale n’avaient plus de sens avec elle. Nous en parlons avec un membre de l’équipe, qui nous interpelle : « et si c’était Mme M qui te recevait dans la salle, plutôt que toi qui l’y attendes ? » Nous testons cette initiative. Un membre de l’équipe accompagne Mme M dans la salle d’activité et reste avec elle pour discuter un court instant. Il lui précise qu’elle a une visite qui arrive.

Cette nouvelle approche permet de limiter l’angoisse générée par la transition. C’est Betty qui transite et non plus Mme M. L’animal médiateur a alors tout son sens. Depuis l’adoption de cette méthode, les séances refusées sont devenues rares. Une fois pensé différemment notre temps de travail ensemble, le fait de lâcher prise et donc de changer notre positionnement professionnel a permis de relancer une dynamique avec cette personne.

Il n’y a plus actuellement d’agressivité ni de colère dans nos séances. La prise en charge se stabilise. Mme M prend toujours autant de plaisir à voir Betty.

Étape 5 : Bilan

Cela fait un an que nous voyons Mme M toutes les semaines. Nous constatons aujourd’hui que l’animal permet un ancrage affectif fort et qu’il facilite la rencontre avec la personne désorientée ou agressive. La preuve en est que Mme M, dans ses hallucinations, parle d’un chien noir assis sur son fauteuil dans sa chambre, qui la protège. Nous retrouvons ce chien noir dans certains de ses délires, mais jamais dans des délires persécuteurs.

Dans cette situation, Betty a permis comme médiatrice d’apporter un outil supplémentaire à l’équipe de travail pour accompagner une personne en grande difficulté. Cet espace de parole lui a permis de raconter son histoire, ses souvenirs, bons ou mauvais, et de ce fait d’être prise en compte en tant que sujet à part entière.

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Un cas clinique en médiation animale : Mme M, une personne âgée désorientée partie 1

jeudi, 16 février 2017, 21:27 | Catégorie : CAZOO et la personne âgée

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chien médiateur nantesBonjour chers lecteurs,

Cette semaine, j’avais envie de partager avec vous la première partie d’un cas clinique écrit il y a maintenant quelques années. C’est un article qui a été écrit en 2011 et publié en 2012 dans un ouvrage intitulé Médiation animale, l’animation en maison de retraite aux Éditions Weka. L’article étant trop long pour un seul article, je l’ai coupé en deux. Pour connaitre la fin de l’histoire, revenez nous voir dès la semaine prochaine 😉 Suspens suspens ^^

Le texte ci-dessous est protégé par les droits d’auteur, toutes reproductions sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.

La médiation animale est une carte supplémentaire pour travailler avec les personnes âgées désorientées. Comment l’utilisation d’un chien peut-il faciliter le travail en équipe ?

Étape 1/5 : Qui est Mme M ?

Mme M est une personne présentée comme dépressive. Elle broie du noir, pleure beaucoup et refuse la grande majorité des activités que lui propose l’équipe. Elle a également des tendances à la paranoïa, elle se sent persécutée et a le sentiment que certains membres de l’équipe veulent l’empoisonner ou la voler. C’est une personne victime d’hallucinations visuelles et auditives. Elle est en fauteuil roulant et passe beaucoup de temps à déambuler en faisant rouler son fauteuil.

Nous apprenons, en discutant avec la psychologue de l’établissement, que Mme M a eu des chiens avant d’arriver en EHPAD. L’équipe rencontre des difficultés à trouver des activités adaptées à cette dame, qui est dans le refus presque systématique. Elle cherche une solution pour que Mme M puisse avoir des temps de parole en individuel.

Nous allons constater rapidement qu’en effet Mme M a beaucoup de choses à dire. Le chien va lui permettre de s’ouvrir à la communication pour parler de son histoire.

Étape 2/5 : le choix du chien pour Mme M

Pour travailler en séance individuelle de médiation animale avec une personne âgée désorientée, il faut prendre le temps de former un couple « bénéficiaire chien » qui fonctionne au mieux. Il est important pour que ce couple fonctionne qu’une rencontre « avec un grand R » se produise. Pour cela il faut bien connaitre ses chiens de travail.

C’est pourquoi il est impératif, pour faire un bon travail, d’intervenant en médiation, de travailler avec ses propres animaux et non avec ceux d’un autre professionnel. Ensuite, il faut apprendre à connaitre la personne avec qui nous allons travailler. C’est un travail triangulaire qui demande du temps, de l’observation, et une écoute de qualité. Adapter le caractère de son chien, en fonction des envies et besoins de la personne est primordial.

Dans le cadre de notre travail avec Mme M, nous lui présentons dans un premier temps, Chayna, une chienne de 4 ans, très douce, qui ne remet jamais en question l’autorité. La séance avec Chayna et Mme M, renvoie quelque chose de « mou ». La rencontre ne se produit pas entre le chien et la dame. Chayna est trop douce, l’effet miroir ne fonctionne pas.

A la séance suivante, Mme M fait la connaissance de Betty, une petite chienne de la race des bergers australiens, qui est arrivée à l’association depuis plusieurs mois. C’est une chienne énergique, parfois « révoltée », qui vocalise beaucoup et exprime à sa manière son mécontentement. Elle a du caractère et vient au contact de Mme M. La rencontre a lieu, il y a du répondant entre les deux. Le travail se met en place, la rencontre avec un grand R est bien là !

A la semaine prochaine pour la suite de l’aventure de Mme M.

Aurélie Vinceneux

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Reconnaissance de la pratique de la médiation animale par la formation ?

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cochon d'inde mediateur coeur d'artichien

Vous souhaitez suivre notre actualité ? Venez cliquer sur « j’aime » de notre page Facebook Coeur d’Artichien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

Bonjour chers lecteurs,

Voici un article que j’ai trouvé sur la Lettre d’Information n°22 de Décembre 2016 de la Fondation Adrienne et Pierre Sommer. Cela m’a semblé très intéressant de partager cela avec vous  Intervenant en Médiation Animale (IMA) ou futur IMA.  Comme le savent les personnes qui nous suivent depuis plusieurs années, nous sommes chez Coeur d’Artichien très attachée à la notion de formation (Cf. article du 26 juin 2015 « La formation, une histoire de girafe » ) . Cela nous semble essentiel pour travailler dans de bonnes conditions sur du long terme, que cela soit en médiation animale ou dans tout autre métier et plus particulièrement les métiers en lien avec l’humain. Bonne lecture à tous !

Vous retrouverez la totalité de la Lettre d’Information ICI. Je vous invite également a découvrir le site de la fondation Sommer qui regorge d’informations sur la médiation animale ICI.

Médiation animale, formation et reconnaissance, par la fondation Sommer

Mise à part l’exception notable de la certification professionnelle d’équicien, inscrit en 2014 au Répertoire national, on voit clairement que la reconnaissance officielle et juridique des métiers demeure la pierre d’achoppement du développement de la médiation animale au service des populations confrontées à des handicaps sociaux, physiques, sensoriels ou psychiques.

La principale difficulté ne se situe sans doute pas au niveau du volume d’offre des formations : celles-ci existent en grand nombre. Généraliste ou spécialisé avec un animal et/ou un public, privées ou universitaires, en médiation animale ou en zoothérapie, à l’intérieur ou à l’extérieur de nos frontières, la Fondation Adrienne et Pierre Sommer en a recensé 56 (vs 40 en 2012).
Pour un métier qui n’existe pas…
Si elles sont nombreuses, ces formations sont en revanche loin d’être homogènes. Très variables en termes de durée (d’une semaine à 3 ans…) et donc de coût, elles le sont également en termes de qualification : selon les cas, il s’agit de certificat, d’attestation ou de diplôme. Seul point commun, aucune (hormis la certification professionnelle d’équicien) ne possède de reconnaissance officielle.
Variables en durée, en coût, en qualification proposée, ces formations le sont aussi en qualité et les postulants doivent souvent mener une véritable enquête pour choisir celle qui présentera le plus de garanties de sérieux (références des intervenants et formateurs, contenu du programme, etc.), mais aussi correspondra le mieux à leurs attentes ou besoins.
Pour effectuer un choix pragmatique au sein de l’offre existante, il est important de confronter la formation avec les qualifications spécifiques nécessaires selon qu’on interviendra prioritairement auprès d’une personne âgée, d’un détenu ou d’une personne autiste.
En outre, la profession initiale du futur intervenant en médiation animale peut s’avérer déterminante : selon qu’on interviendra en tant qu’orthophoniste, psychomotricien, psychologue, infirmier ou travailleur social, au sein ou non d’une équipe multidisciplinaire, avec des équidés ou des chiens, les qualifications à acquérir pourront être différentes.
Pour que la médiation animale s’affirme comme une véritable discipline, la priorité est donc moins aujourd’hui d’ajouter des formations aux formations mais bien d’œuvrer pour que la professionnalisation délimite et structure des champs de compétence, éclaircisse les rôles et les fonctions des différents acteurs.

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Point vétérinaire : l’iléus chez les rongeurs

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Nuage coeur d'artichien mediation animaleBonjour à tous,

Vous connaissez l’Iléus Caecal? Nous avons découvert cette pathologie chez Nuage l’un de nos petit chinchilla. Il a perdu beaucoup de poids en peu de temps, il est aujourd’hui en convalescence prend bien son traitement et accepte d’être nourris à la seringue, mais on est pas passés loin de la catastrophe.

Nous trouvions intéressant de partager cette découverte avec vous intervenant en médiation animale (IMA) qui travaillent avec des rongeurs ou lapin, ou les propriétaires de lapins et rongeurs. Cet article s’applique également aux chinchillas.

Source : http://maladies.rongeurs.net/

L’Iléus du Caecum du lapin correspond un arrêt du transit digestif, localisé à une portion du gros intestin, un diverticule qui est appelé caecum.

Aussitôt, la fermentation devient anarchique et l’organe se dilate et se remplit de toxines…
Il s’agit d’une affection très grave. Vous allez pouvoir en juger en lisant la suite…

Digestif: Ileus du Caecum
Quelle en est la cause ? A quoi sert le Caecum ?
Aucun mammifère n’est capable de digérer la cellulose. Seules les bactéries peuvent le faire.
L’idée est donc d’héberger dans une portion de l’intestin des bactéries amies (Bacteroïdes) qui vont faire le travail à notre place.
En fonction de l’espèce, la localisation varie: chez le lapin c’est le caecum, chez la vache le rumen (portion de l’estomac), chez le cheval c’est le colon… (la vache rote, le cheval pète et la lapin aussi, c’est bien connu ‘un pet de lapin’ … c’est la nature !)
C’est donc une zone sensible ou doit s’équilibrer des familles de bactéries amies, en évitant la prolifération de bactéries pathogènes.
C’est donc pas gagné !

Voilà ce qui arrive : Deux choses se produisent
– La douleur : Comme on peut le voir sur la radio, on peut se rendre compte que le caecum est totalement distendu par du gaz au point de prendre cet aspect boudiné.

radio lapin
– L’intoxication : Les bactéries qui se développent alors sont toxinogènes c’est à dire qu’elles fabriquent du poison qui se trouvant dans l’intestin est digéré. Ainsi le lapin est en entéro-toxémie (intoxication par l’intestin). Ces bactéries pour certaines (clostridies) peuvent faire des toxines qui paralysent (une sorte de Botox), et le caecum paralysé ne peut plus évacuer; c’est un cercle vicieux.

Evolution : Sans traitement, le lapin va succomber après quelques heures, dans d’atroces souffrances.

Digestif: Ileus du Caecum
Que se passe t’il ?

1/ Etat de choc: Comme on a vu, il y a des tiraillement des intestins, avec malaise vagal, et hypothermie (il se refroidit).
Le ventre est ballonné et on voit parfois la forme boudinée se marquer au niveau de l’abdomen.
2/ Douleur: Parfois des grincement des molaires traduisent un niveau de douleur intense (ndlr : le chinchilla peu grogner de douleur).
3/ intoxication: Certaines toxines passent dans le sang (hypothermie Parésie mort)

Y a-t-il de l’espoir ? Le pronostic est toujours réservé, mais si l’état de choc n’est pas encore trop avancé, on peut en sauver une grande partie. C’EST UNE URGENCE !

Que peut-on faire ? Oui, c’est une Urgence, une visite chez le vétérinaire LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE est nécessaire.
C’est une question de vie ou de mort ! La radiographie permet de connaitre avec précision la zone de l’intestin impliquée et de là optimiser le traitement.
L’essentiel des traitement seront injectables car le temps compte…

Comment l’éviter ? Les facteurs de risque
Un régime mal équilibre, trop riche en sucre, trop pauvre en fibres longues va augmenter considérablement le risque.
Une température estivale trop élevée favorisera une flore pathogène.
On aura donc une attention particulière sur le régime, et en particulier en période estivale : un supplément comme les régulateurs de la flore (sodigest ou rongeurdigest par exemple)  semble une bonne précaution. Et pour les animaux très exposés, des vaccins antitoxines clostridiennes existent (comme le coglavax). Je les préconise à ma clinique dès qu’on a eu des troubles digestifs qui sont susceptibles de se reproduire avant l’été.

 

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Médiation animale à la MAF du centre pénitentiaire de Nantes

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coeur d'artichien Betty et detenue w_Gandhi et detenueAujourd’hui nous avons le plaisir de partager avec vous, un article parut sur le site intranet Direction Interrégionale des services pénitentiaires de Rennes, Ministère de la Justice. Ils y parlent du travail que je réalise avec mes deux chiens Gandhi et Betty dans le milieu pénitentiaire. Ce projet est un bel aboutissement du travail mené avec l’équipe de la MAF et deux détenues qui ont porté la création de ce projet.

Médiation animale à la MAF du Centre Pénitentiaire de Nantes

Depuis début novembre 2016, dans le cadre de la prévention du suicide, Aurélie Vinceneux et ses deux chiens, Ghandy et Betty, interviennent à la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Nantes tous les jeudis pour deux séances de 45 minutes, auprès de deux groupes de six personnes détenues.
Betty, le berger australien, permet de travailler sur la question des limites, la résistance, l’affirmation de soi et la valorisation.
Gandhi, le berger des shetland, porte l’attention sur la question du maternage et la nécessité de prendre soin de soi et de l’autre.
Ils  interviennent à tour de rôle ou ensemble auprès des femmes dans un contexte de fragilité psychologique et de prévention du suicide.
La médiation animale permet de créer du lien, d’aborder les problèmes sous un autre angle.
Les séances rencontrent un engouement et une assiduité de toutes les participantes.
Des financements sont actuellement recherchés pour pérenniser ces séances qui assurent une meilleure prise en charge du public de la MAF.
L’apport des séances est visible sur le comportement des femmes, et notamment sur celles qui depuis, ont eu leur procès aux assises.
© FG & LD

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Meilleurs vœux pour 2017 !

jeudi, 5 janvier 2017, 20:02 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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coeur d'artichien voeux

Bonjour à tous,

Pour ceux qui nous suivent depuis plusieurs années, cette année vous ne recevrez pas de carte de voeux par courrier postal, en effet tout bon gérant sait que la gestion des budgets consistent à 150% de faire des choix. Cette année nous faisons le choix d’utiliser cet argent à d’autres choses plus essentielles à nos yeux : prendre soin de notre équipe. Je profite de cet article pour remercier chaleureusement Valérie Martin, la créatrice de cette jolie carte de voeux.

Cette année nos voeux 2017 seront centrés sur l’essentiel, l’essence même, sans ce petit quelque chose, cette petite flamme de vie qui brille en chacun de nous et dont nous devons prendre grand soin pour pouvoir continuer à prendre soin des autres et leur transmettre avec la complicité de nos animaux notre lumière et notre chaleur. Vous voyez de quoi nous parlons, non ? Vous tous qui passés sur ce site, qui faites un travail de relation d’aide, ou rêvait d’en faire un un jour, en 2017 n’oubliez pas l’essentiel : prendre soin de vous !!

On a l’habitude dans le monde de la médiation animale d’évoquer très souvent et à juste titre les besoins des bénéficiaires, ceux de nos chers poilus mais on ne parle finalement que très rarement de cet autre animal à deux pattes qui se donne corps et ame sans compter ses heures et de ses besoins spécifiques : les IMA (Intervenants en médiation animale). Voilà une piste de réflexion à travailler pour les prochaines années !

Très belle année à vous et à tous vos poilus !

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