La lecture assistée par l’animal #2

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coeur d'artichien cazooBonjour fidèles lecteurs ou curieux de passage,

Comme promis la semaine dernière dans notre article sur « La lecture dans la pratique de la médiation animale#1 » voici la deuxième partie, cette fois sur l’histoire d’une enfant que nous appellerons Nina. Nina est en CE1, elle est en difficulté dans la relation avec les chiens. Quand nous l’avons rencontré l’année dernière elle en avait très peur, au point de se mettre en danger quand elle voyait un chien au loin. Au fil des séances, nous avons mieux compris ensemble, à quoi lui servait cette peur, puis nous avons appris à mieux comprendre les chiens.

Grâce à une collègue j’ai découvert un petit livre adapté aux enfants qui parle des chiens, des chats et de ce dont ils ont besoin pour être bien, comment ils portent leur bébé, ce qu’ils aiment manger.

J’ai proposé à Nina de travailler sur un nouveau plan d’approche avec le chien. Comme vous le voyez sur la photo Gandhi est couché sur la table et écoute avec attention Nina lui parler de ce qu’elle est en train de découvrir sur les chiens. C’est un livre avec des mots parfois difficile pour une petite fille de son âge, mais Nina ne se décourage pas. Gandhi veille ! Nina aura même le droit durant cette séance a une léchouille sur le nez. Elle sera surprise, même un peu apeurée par ce geste spontané, mais quand je mets du sens à cette action de mon chien « je crois qu’il t’encourage à continuer » alors Nina s’apaise et continue sa lecture souriante.

Grace à cette séance, Nina a pu prendre du plaisir à lire (ce qu’elle aime faire même en dehors de l’activité) même en présence de son ancien objet phobique, prendre du plaisir a être avec un chien à la même hauteur qu’elle. Elle a appris du vocabulaire, elle a découvert encore un peu plus ce qu’était le monde du chien et surtout elle s’est amusée sans même se rendre compte qu’elle travaillait surtout sur elle même pour mieux grandir. J’ai pu mesurer le plaisir qu’elle a pris dans cette séance sur la lecture assistée par l’animal, quand à la fin de la séance, elle s’est exclamée en disant « c’est déjà fini ? ohh je peux faire encore un exercice avec Gandhi !« .

J’espère que ces deux articles vous auront donné des idées pour vos futures séances de médiation animale
, ou simplement inspiré, permis de mieux comprendre notre travail d’intervenant en médiation animale.

Aurélie Vinceneux pour Coeur d’Artichien

 

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La lecture dans la pratique de la médiation animale #1

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lecture assistée par l'animalBonjour chers lecteurs,

Depuis maintenant 8 ans que nous proposons nos services de médiation par l’animal aux institutions du médico-social et aux familles en Loire Atlantique, je constate dans ma pratique que certains sujets sont toujours aussi passionnants à travailler que ce soit avec des personnes âgées, enfants, ados avec ou sans handicaps.

Parmi ces thèmes, je retrouve la lecture. Le thème m’a tellement passionné que j’ai décidé d’écrire cette article en deux articles.

Lire : ça sert à quoi ? 

La lecture permet un tas de chose essentielle à l’épanouissement d’un individu :

  • lire c’est avant tout et surtout prendre du plaisir
  • lire, c’est se cultiver (peu importe son âge, ou son handicap)
  • lire, c’est permettre à son cerveau de s’évader et se détendre
  • lire, c’est développer son imagination
  • lire, c’est pouvoir faire des études
  • lire, c’est travailler son autonomie et donc sa liberté 
  • lire, c’est pouvoir se former une opinion
  • lire, c’est travailler sa concentration
  • lire, c’est pouvoir voter, penser, prendre une décision
  • lire, avec la complicité de l’animal, c’est se sentir sécurisé 
  • lire, avec la complicité de l’animal, c’est s’autoriser à « rater » sans être jugé
  • lire, avec la complicité de l’animal c’est se sentir utile et donc être valoriser
  • lire, avec la complicité de l’animal c’est continuer à stimuler ses capacités cognitives

Lire vous l’aurez compris est important et amène à travailler sur de nombreux sujet et besoins de l’être humain.

Les bienfaits de la lecture dans la pratique de la médiation par l’animal auprès de Mme A

Dans la première partie de cet article, je vais partager avec vous le cas d’une personne âgée avec qui les intervenantes de Coeur d’Artichien et moi travaillons depuis plusieurs années maintenant : Mme A.

Je vois Mme A à son domicile chaque semaine. Mme A est atteinte de démence sans maladie neurodégénérative identifiée. Les séances ont été mises en place pour travailler sur l’ancrage à la réalité et la notion de plaisir en lui permettant de profiter pleinement de la présence d’un chien car son chien lui manque. Elle a eu des chiens tout au long de sa vie. L’ancrage affectif est déjà bien installé. Le terrain est particulièrement propice pour notre intervention.

Au fil des séances, j’ai appris à connaitre Mme A, ses passions, son histoire de vie, ses moments douloureux aussi, mais depuis plusieurs mois Mme A diminue. On la sent moins avec nous et plus souvent dans un autre monde, avec des discours parfois très incohérent.

De part la relation de confiance installée sur plusieurs années, je peux utiliser les leviers affectifs positifs en leur reparlant de ce qu’elle aime et ce qui l’a fait « vibrer », lui donne envie de continuer à avancer, de vivre pleinement la fin de sa vie ou parfois le lacher prise avec la question soujacente de la séparation. 

Pour Mme A ses pulsions de vie se situent dans le plaisir d’apprendre et de lire, les souvenirs de son mari et bien entendu la gente canine qui lui procure plaisir et douceur.

Durant une séance, je lui ai amené un livre sur les enfants et les animaux, pour évoquer avec elle cette relation toute particulière que les enfants ont l’art de créer avec les animaux avec toute leur naïveté et leur authenticité.

Un moment fort c’est alors produit, elle m’a demandé si elle pouvait lire le contenu du livre à Gandhi. Voilà de la part d’une personne souvent démente, une demande fort cohérente et emplie de sens ! 

C’est ainsi qu’ont démarré les séances de lecture assistée par l’animal, les bienfaits sur Mme A ont été rapides et sont toujours d’actualité.

  • Mme A est valorisée, ravie, elle apprend de nouvelles choses en lisant (c’est un livre pour adulte)
  • Elle est bien installée dans l’ici et maintenant
  • Elle profite pleinement de l’instant présent
  • Elle pose des questions et s’interroge quand elle ne comprend pas une phrase ou un mot
  • Elle travaille sa capacité attentionnelle dans le plaisir
  • Elle travaille son élocution : elle fait de gros efforts pour que Gandhi et moi comprenions bien ce qu’elle dit
  • Nous stimulons nombreuses de ses capacités cognitives 
  • Gandhi (mon chien) installé contre Mme A, quant à lui a une conscience professionnelle bien ancrée car il regarde Mme A comme s’il comprenait chaque mots de ce qu’elle lui lit…quoi que après tout que savons nous de ce que comprenne nos chiens ?

Voilà, c’est ce genre de moment qui me font vibrer même après 8 ans d’intervention, comme le disait Daphné sur notre page Facebook – que je vous invite à liker pour suivre nos aventures quotidiennes d’intervenante en médiation animale (IMA) –  Le moment où  l’IMA, l’animal médiateur, la famille et le bénéficiaire prennent tous les 3 autant de plaisir à être ensemble.

J’espère que cet article vous aura inspiré.

Je vous dis à la semaine prochaine, pour découvrir la suite de cet article, je vous parlerais cette fois, de la lecture assistée par l’animal mais avec le cas d’une enfant. A très bientot !

Aurélie Vinceneux pour Coeur d’Artichien

 

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Coeur d’Artichien recrute un/une Intervenante en Médiation Animale en Loire Atlantique

jeudi, 13 avril 2017, 18:20 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale, Offres d'emploi

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offre d'emploi coeur d'artichienCœur d’Artichien recrute en Loire Atlantique

un(e) intervenant(e) en médiation animale 

Profil

Auto-entrepreneur ou activité libérale dans le domaine du médico-social

Mission

Effectuer des séances de médiation animale auprès de publics variés pour l’association Cœur d’Artichien. Rédiger un compte rendu écrit après chaque séance.

Le prestataire effectuera des séances de médiation animale pour lequel il sera missionné par l’association. Nombre d’heures variable. Le prestataire démarrera sur un temps partiel qui évoluera en fonction des demandes des institutions vers un mi-temps ou plus.

Compétences

Formation dans le domaine médico-social : Psychomotricienne, éducateur, Ergothérapeute, psychologue … (diplôme souhaité). Expérience institutionnelle souhaitée.
Connaissances animalières.
Formation en médiation animale (appréciée).

Maîtrise en informatique : saisies de données sur traitement de texte et tableur .

Qualités relationnelles : être à l’aise avec les humains en difficultés de manière générale et plus particulièrement les personnes porteuses de handicaps, personnes âgées, publics de la protection de l’enfance, handicaps socials etc.
Capacités organisationnelles avec esprit d’analyse et de synthèse.
Capacités à travailler dans un environnement pluridisciplinaire : esprit d’équipe et de communication.
Adaptabilité et créativité.

Autres critères 

Habiter sur Nantes ou ses environs.
Etre mobile : permis B et véhicule personnel obligatoire
Posséder ou accepter d’adopter des animaux dont au minimum un chien et deux rongeurs de la même espèce aptes à la pratique de la médiation animale.

Conditions de travail et rémunération     

Déplacements en institutions médico-sociales ou au domicile des bénéficiaires
Rémunération à la prestation, indemnisation des déplacements.

Pour répondre à l’offre

Envoyer CV et lettre de motivation sur cazoo44@gmail.com

Pour plus d’informations : 06 30 08 06 47

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Le mystère du sommeil de Monsieur Cochon d’inde

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w-cochon-dinde-coeurdartichienVous souhaitez suivre notre actualité ? Venez « liker » notre page Facebook pour suivre nos aventures d’intervenantes au quotidien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

Bonjour à tous, 

Le printemps est bien installé maintenant, les jours ralongent et le soleil pointe de plus en plus souvent le bout de son nez. Les cochons d’inde de Coeur d’Artichien vont pouvoir profiter de l’herbe fraiche de le jardin de leur humaine. On vous l’a répété plusieurs fois sur ce site, le cochon d’inde est un animal extra-ordinaire pour la médiation animale . Il permet d’aborder différents objectifs de travail, même la question du trouble du sommeil. Beaucoup d’humains sur cette terre avec ou sans handicap, bébé, jeune, vieux, tout le monde a un jour eu du mal à trouver le sommeil un soir. 

En séance de médiation animale, quand j’ai accompagné Daphné ou Orlane travailler avec leurs cochons d’inde ou co-animer une séance, une question est souvent revenue : comment dorment les cochons d’inde ? Est ce un animal diurne ou nocturne ? La réponse est bien spécifique à leur espère. Vous en saurez plus en lisant l’article trouvé à ce sujet sur ce site : http://www.animogen.com. Aurélie Vinceneux pour Coeur d’Artichien.  Place à l’article de la semaine.

Le cycle de sommeil du cochon d’Inde, une adaptation à l’image de sa vie à nos côtés

Matinal, diurne, noctambule, voire insomniaque, chacun a son propre cycle de sommeil. Quand certains s’endorment à peine, d’autres sont déjà réveillés et entament leur journée, en forme. Il en va de même pour les animaux. Les hiboux vivent essentiellement la nuit, tandis que les chiens eux sont actifs en journée. En ce qui concerne les cochons d’Inde, il est plus difficile de les classer dans une catégorie précise, de par leurs origines ancestrales.

Les scientifiques ont avancé la théorie que le cobaye descend d’une espèce sud-américaine. En effet, les Incas (Pérou) auraient été les premiers à la domestiquer il y a de cela environ 5 000 ans. En 2003, la science a conclu que le cochon d’Inde tel que nous le connaissons a pour ancêtre une espèce sauvage désormais éteinte qui vivait à son époque dans l’Ouest et le Nord de l’Amérique du Sud.

Le cycle de sommeil du cochon d’Inde, une adaptation à l’image de sa vie à nos côtés. En revanche, la grande différence entre ces deux espèces provient, entre autres, de leur cycle de sommeil. En effet, contrairement à son homologue sauvage, le cochon d’Inde domestique aurait calqué son rythme de vie sur celui des humains et se serait tout simplement adapté à la vie en société.

Un chercheur allemand, Lars Lewejohann, a par ailleurs déclaré que « l’espèce domestique avait un avantage en matière d’orientation dans l’espace, alors que sa compatriote sauvage, elle, faisait de meilleurs nageurs. Cela suggère donc une adaptation à l’environnement créé par l’homme plus à même de régler ces soucis. » En dehors des caractéristiques physiques, il est également question de changement de couleur de pelage, d’espérance de vie plus grande et de reproduction.

Dans la journée d’un cochon d’Inde, nous pouvons observer essentiellement deux phases qui se répètent à l’infini : d’abord une longue période d’éveil, puis de courts moments de sommeil. En cela également il se distingue de son homologue sauvage, chez qui ces phases ont une durée plus équilibrée. Pour cette raison, les scientifiques n’arrivent pas à décider dans quelle catégorie classer les cochons d’Inde domestiques, entre crépusculaires et diurne. Il semblerait effectivement que le rythme de vie de leurs propriétaires entre fortement en ligne de compte, l’animal s’adaptant alors à ces derniers.

NDLR : le cochon d’inde sera enfait un animal inspirant, le roi des micro-siestes réparatrices ! Quel petit animal surprenant et inspirant !

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Automnales 2017 : Colloque sur la médiation animale par Licorne et Phénix

jeudi, 23 mars 2017, 14:39 | Catégorie : Formation Médiation Animale, La médiation Animale, Licorne et Phénix

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Bonjour à tous,

Pour les lecteurs qui nous suivent depuis plusieurs années, Licorne et Phénix n’est plus à présenter, vous savez que chaque année Licorne et Phénix, l’Association Française pour la Médiation Animale, organise un colloque dans différentes régions de france. Licorne et Phénix se veut entre autre, fédératrice des intervenants en médiation animale / zoothérapeutes en France dans le cadre de la Charte des bonnes pratiques.

Cette année le thème choisi par le groupe de travail régional Bas-Normand est un thème qui fait partie de notre quotidien tant professionnel, personnel, humain qu’animal. Nous sommes tous concernés par ce thème et il nous anime chaque jour. C’est également un outil extraordinaire dans notre travail en médiation par l’animal. Je vous le donne en mille : Les émotions ! Le titre exact que l’équipe a choisi pour ces prochaines automnales est : « Quand les émotions s’en-mêlent ! » Vaste sujet passionnant qui promet de beaux échanges les 11 et 12 Novembre en Normandie à coté de Caen.

On vous informera quand le programme sera sorti.

Pour plus d’informations rendez vous sur le site Licorne et Phénix : http://www.licorne-et-phenix.org

automnales licorne et phenix

 

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Un local pour Coeur d’Artichien sur l’ile Beaulieu

jeudi, 16 mars 2017, 14:49 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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local coeurdartichienVous souhaitez suivre notre actualité ? Venez « liker » notre page Facebook pour suivre nos aventures d’intervenantes au quotidien : https://www.facebook.com/coeurdartichien/

Bonjour à tous,

Si vous êtes un fidèle lecteur de notre page Facebook Coeur d’Artichien (que nous vous invitons à liker si ce n’est pas déjà fait), vous savez que lundi 13/03/2017, il s’est passé un événement important pour l’avenir de l’association et votre suspens est à son comble. En effet, en partenariat avec la ville de Nantes, celle-ci nous a remis les clés d’un local sur l’ile Beaulieu à Nantes. Nous partageons ce local avec d’autres association, mais nous avons 2,5 jours par semaine où nous l’avons juste pour nous.

Ce local sera dorénavant le siège social de notre association. Il aura une fonction :

  • de lieu fédérateur pour toute l’équipe (Intervenante en médiation animale, membres du Bureau, bénévoles)
  • de bureau pour le travail administratif de notre coordinatrice, mais aussi
  • de lieu d’accueil pour réaliser des séances de médiation par l’animal avec les bénéficiaires (en individuel ou en petit groupe), les familles et les fratries, que nous accueilleront sur rendez-vous les lundi, mardi toute la journée, et mercredi matin.

C’est un nouveau service que nous pouvons offrir à nos partenaires. Voilà une manière complémentaire à notre pratique actuelle de la médiation animale qui consiste à nous déplacer au domicile des familles ou au sein des institutions du médico-social de Loire Atlantique et départements limitrophes.

Ce local se situe non loin du Carrefour Beaulieu, à la maison des associations de l’ile Beaulieu.

Au plaisir de vous rencontrer !

local cazoo mediation animale nantes

 

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Les chiffres clés en plein essors !

vendredi, 3 mars 2017, 20:40 | Catégorie : L'Association Coeur d'Artichien, La médiation Animale

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chiffres cazooBonjour à tous,

Aujourd’hui on partage avec vous des chiffres. Des chiffres clés pour notre association de médiation animale. Ces chiffres sont en pleins essors depuis 2009. Notre activité ne fait que croître et c’est une excellente nouvelle.

Je suis plutôt une littéraire, pour ne pas dire que je « déteste » les maths mais quand on fonde une association, que l’on souhaite créer des postes et pérenniser une activité aussi innovante que la médiation animale , donner du travail à 4 intervenantes en médiation animale au bout d’un moment on a pas le choix. C’est révélateur du travail réalisé ces 7 dernières années.

plus de 500 c’est le nombre de personnes qui aiment notre page Facebook Coeur d’Artichien ! Elle est animée au quotidien par toutes les intervenantes de l’association. L’object : vous faire partager la réalité du terrain et quitter le rêve 😉

378  c’est le nombres de personnes qui reçoivent notre CAZOONews, la Newsletter mensuelle de Coeur d’Artichien. Vous y retrouvez chaque mois un article spécifique à la pratique de la médiation animale. Elle est gratuite et accessible à tous. Pour la recevoir dans vos boites email, il vous suffit de vous inscrire en haut à droite de notre site internet.

43 c’est le nombre de partenaires où nous intervenons en médiation par l’animal en Loire Atlantique et départements limitrophes avec nos poilus. Ce chiffre comprend nos interventions au domicile des personnes ou dans les institutions du médico-social.

On a commencé à 1, et aujourd’hui le chiffre 4 c’est le nombre d’intervenantes en médiation animale qui travaillent chez Coeur d’Artichien. Elles sont toutes diplômées dans le médico-social et formée en médiation animale. Elles ont chacune leur spécificité. Chacune de nos intervenantes ont leur propres animaux médiateurs reconnus aptes à la pratique de la médiation animale par des professionnels compétents et partenaires de Coeur d’Artichien.

7 c’est le nombre de chiens médiateurs de l’équipe de Coeur d’Artichien

6 c’est le nombre cochons d’inde médiateurs de l’équipe. C’est l’animal qui par son nombre est le plus représenté dans notre équipe de poilus.

2 c’est le nombre de grandes oreilles, les lapins médiateurs de l’équipe

1 c’est le chiffre qui représente notre minette médiatrice. Elle intervient sur des séances en médiation animale individuelle.

Chat’alors ça en fait du monde à gérer au quotidien ! Merci à tous de nous accompagner dans cette belle aventure.

On vous retrouve la semaine prochaine pour un nouvel article sur notre vie associative ou un article en lien avec la médiation animale. Surprise…

A bientôt !

 

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L’étoile de mer dans la pratique de la médiation animale

jeudi, 2 mars 2017, 7:25 | Catégorie : La médiation Animale

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étoile de merBonjour à tous,

Voici une petite histoire pêchée sur facebook qui m’a immédiatement fait penser à notre travail en médiation animale. Il m’arrive parfois de passer dans les couloirs des institutions du médico-social avec mon chien en laisse. Je me diriger vers une chambre pour une séance individuelle. Des mains de résidents, patients, ou professionnels se tendent pour venir caresser mon animal ou me poser des questions sur son nom, son âge, sa vie.

Par moment une pensée me traverse l’esprit, « voilà des personnes à qui une séance de médiation animale ferait du bien »…Mais ma mission est ailleurs. Elle est de m’occuper de la personne avec qui j’ai rendez vous. Je vois une seule personne avec mon animal alors que les autres n’ont le droit qu’à une simple caresse au coin d’un couloir. Ce sentiment est parfois lourd à porté au quotidien, même si le plaisir dans les yeux de nos bénéficiaires compense largement cela.

Cette petit histoire me rappelle l’essentiel et j’avais envie de la partager avec vous

«Alors qu’il marchait à l’aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l’eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi. Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s’il les laissait là jusqu’au lever du soleil.

« Mais la plage s’étend sur des kilomètres et il y a des millions d’étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela va-t-il faire ? » Le jeune homme regarda l’étoile de mer qu’il tenait dans sa main et la lança dans l’écume. Il répondit : « Oui mais pour celle-ci cela fera toute la différence ! »

A bientôt pour de nouvelles aventures,

Aurélie Vinceneux

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L’ancrage affectif dans la pratique de la médiation animale : Mme M, une personne âgée désorientée partie 2

jeudi, 23 février 2017, 7:34 | Catégorie : CAZOO et la personne âgée

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mediation animale nantesChers lecteurs, 

Comme promis la semaine dernière, voici la deuxième partie de l’article sur le cas clinique « Mme M », que l’on pourrait également intitulé « l’ancrage affectif dans la pratique de la médiaiton animale ». Voici le lien pour lire la première partie : http://www.coeurdartichien.fr/?p=5501 En vous souhaitant une bonne lecture, de bonnes vacances aux chanceux et du courage aux travailleurs. 

Étape 3 : Définition des objectifs de travail avec l’équipe pour Mme M.

Au cours d’une rencontre avec l’équipe pluridisciplinaire du service, où réside Mme M, nous échangeons sur le quotidien de cette dernière. Comme à chaque début de prise en charge individuelle, nous réfléchissons ensemble à la manière dont la médiation avec Betty peut permettre de répondre à certaines problématiques de Mme M.

Dans un premier temps, nous axons notre travail sur le simple fait, qu’elle accepte de faire une activité et qu’elle puisse y prendre du plaisir. Les séances sont hebdomadaires et durent au maximum 45 minutes, en fonction de la capacité d’attention de Mme M. Les premières séances fonctionnent bien.

Nous avons pu repérer, au bout de quelques séances, ce qui était angoissant pour Mme M : il s’agit (entre autres) des transitions. Une fois la séance démarrée au cours des premiers mois, elle a commencé à parler de ses chiens, de l’importance qu’ils avaient eu dans son histoire et elle a raconté des bribes de vie.

Nous avons travaillé dans un premier temps sur la motricité en utilisant le plaisir que Mme M avait eu de s’occuper de ses chiens. Durant les séances elle ne pleure plus, ou très peu. Elle est dans la communication avec nous.

On brosse Betty. Cela valorise Mme M, qui se détend. Brosser Betty la renvoie à de bons souvenirs de son histoire de vie. On lance la balle à Betty, qui la ramène en se tortillant de joie et en remuant la queue, l’air de dire « Lance-la encore »! Mme M se sent utile et utilise ses articulations de ses bras et de ses mains.

Ce qu’elle aime surtout, c’est donner des poignées de friandises à Betty à la fin de la séance. Elle fait faire un tas d’exercice à Betty avec chaque friandise. Elle travaille son élocution, le ton de sa voix, Betty exécute. Mieux qu’avec les animateurs parfois !

Durant ces premiers mois d’intervention, il y a des hauts et des bas. Parfois, Mme M refuse la séance : l’angoisse de transition est trop forte. Elle se met alors dans de grosses colères. Parfois, le simple fait que la personne qui l’accompagne ferme la porte et sorte suffit pour que Mme M s’apaise. Parfois, cela ne fonctionne pas.

L’équipe écoute sa colère et respecte son choix de ne pas venir en séance. La considérer en tant que personne à part entière est important, mais en tant que professionnel c’est frustrant. A la suite de plusieurs refus de la part de Mme M de venir en séance, nous nous réunissons avec l’équipe pluridisciplinaire.

Étape 4 : La recherche d’une nouvelle approche

La prise en charge de Mme M en médiation animale a débuté en Janvier 2011. En Juin 2011, nous nous réunissons avec l’équipe. Nous essayons de décoder ce que ces refus peuvent signifier pour Mme M. Comment les prendre en compte tout en lui permettant de profiter d’une activité qui, une fois démarrée, la détend et lui procure du plaisir ? Son opposition peut être parfois violente verbalement. A quel moment doit on cesser de l’écouter ?

Le positionnement de l’équipe est de dire que la médiation animale doit continuer pour cette dame. C’est une des rares activités que Mme M accepte et où elle peut parler librement de ses ressentis. On fait le choix de changer l’organisation du début de la séance, et de refaire un point en septembre si la situation n’a pas évoluée.

Durant l’été 2011, le cadre est plus flottant avec les allers venues des congés estivaux. Les séances avec Mme M sont de moins en moins possibles, et nous nous préparons à arrêter la prise en charge avec cette personne. Ces séances de médiation animale n’avaient plus de sens avec elle. Nous en parlons avec un membre de l’équipe, qui nous interpelle : « et si c’était Mme M qui te recevait dans la salle, plutôt que toi qui l’y attendes ? » Nous testons cette initiative. Un membre de l’équipe accompagne Mme M dans la salle d’activité et reste avec elle pour discuter un court instant. Il lui précise qu’elle a une visite qui arrive.

Cette nouvelle approche permet de limiter l’angoisse générée par la transition. C’est Betty qui transite et non plus Mme M. L’animal médiateur a alors tout son sens. Depuis l’adoption de cette méthode, les séances refusées sont devenues rares. Une fois pensé différemment notre temps de travail ensemble, le fait de lâcher prise et donc de changer notre positionnement professionnel a permis de relancer une dynamique avec cette personne.

Il n’y a plus actuellement d’agressivité ni de colère dans nos séances. La prise en charge se stabilise. Mme M prend toujours autant de plaisir à voir Betty.

Étape 5 : Bilan

Cela fait un an que nous voyons Mme M toutes les semaines. Nous constatons aujourd’hui que l’animal permet un ancrage affectif fort et qu’il facilite la rencontre avec la personne désorientée ou agressive. La preuve en est que Mme M, dans ses hallucinations, parle d’un chien noir assis sur son fauteuil dans sa chambre, qui la protège. Nous retrouvons ce chien noir dans certains de ses délires, mais jamais dans des délires persécuteurs.

Dans cette situation, Betty a permis comme médiatrice d’apporter un outil supplémentaire à l’équipe de travail pour accompagner une personne en grande difficulté. Cet espace de parole lui a permis de raconter son histoire, ses souvenirs, bons ou mauvais, et de ce fait d’être prise en compte en tant que sujet à part entière.

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Cas clinique en médiation animale : Mme M, une personne âgée désorientée partie 1

jeudi, 16 février 2017, 21:27 | Catégorie : CAZOO et la personne âgée

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chien médiateur nantesBonjour chers lecteurs,

Cette semaine, j’avais envie de partager avec vous la première partie d’un cas clinique écrit il y a maintenant quelques années. C’est un article qui a été écrit en 2011 et publié en 2012 dans un ouvrage intitulé Médiation animale, l’animation en maison de retraite aux Éditions Weka. L’article étant trop long pour un seul article, je l’ai coupé en deux. Pour connaitre la fin de l’histoire, revenez nous voir dès la semaine prochaine 😉 Suspens suspens ^^

Le texte ci-dessous est protégé par les droits d’auteur, toutes reproductions sans autorisation écrite de l’auteur est interdite.

La médiation animale est une carte supplémentaire pour travailler avec les personnes âgées désorientées. Comment l’utilisation d’un chien peut-il faciliter le travail en équipe ?

Étape 1/5 : Qui est Mme M ?

Mme M est une personne présentée comme dépressive. Elle broie du noir, pleure beaucoup et refuse la grande majorité des activités que lui propose l’équipe. Elle a également des tendances à la paranoïa, elle se sent persécutée et a le sentiment que certains membres de l’équipe veulent l’empoisonner ou la voler. C’est une personne victime d’hallucinations visuelles et auditives. Elle est en fauteuil roulant et passe beaucoup de temps à déambuler en faisant rouler son fauteuil.

Nous apprenons, en discutant avec la psychologue de l’établissement, que Mme M a eu des chiens avant d’arriver en EHPAD. L’équipe rencontre des difficultés à trouver des activités adaptées à cette dame, qui est dans le refus presque systématique. Elle cherche une solution pour que Mme M puisse avoir des temps de parole en individuel.

Nous allons constater rapidement qu’en effet Mme M a beaucoup de choses à dire. Le chien va lui permettre de s’ouvrir à la communication pour parler de son histoire.

Étape 2/5 : le choix du chien pour Mme M

Pour travailler en séance individuelle de médiation animale avec une personne âgée désorientée, il faut prendre le temps de former un couple « bénéficiaire chien » qui fonctionne au mieux. Il est important pour que ce couple fonctionne qu’une rencontre « avec un grand R » se produise. Pour cela il faut bien connaitre ses chiens de travail.

C’est pourquoi il est impératif, pour faire un bon travail, d’intervenant en médiation, de travailler avec ses propres animaux et non avec ceux d’un autre professionnel. Ensuite, il faut apprendre à connaitre la personne avec qui nous allons travailler. C’est un travail triangulaire qui demande du temps, de l’observation, et une écoute de qualité. Adapter le caractère de son chien, en fonction des envies et besoins de la personne est primordial.

Dans le cadre de notre travail avec Mme M, nous lui présentons dans un premier temps, Chayna, une chienne de 4 ans, très douce, qui ne remet jamais en question l’autorité. La séance avec Chayna et Mme M, renvoie quelque chose de « mou ». La rencontre ne se produit pas entre le chien et la dame. Chayna est trop douce, l’effet miroir ne fonctionne pas.

A la séance suivante, Mme M fait la connaissance de Betty, une petite chienne de la race des bergers australiens, qui est arrivée à l’association depuis plusieurs mois. C’est une chienne énergique, parfois « révoltée », qui vocalise beaucoup et exprime à sa manière son mécontentement. Elle a du caractère et vient au contact de Mme M. La rencontre a lieu, il y a du répondant entre les deux. Le travail se met en place, la rencontre avec un grand R est bien là !

A la semaine prochaine pour la suite de l’aventure de Mme M.

Aurélie Vinceneux

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