Les demoiselles cochons d’inde de Coeur d’Artichien

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cochon d'inde coeur d'artichienEt voilà le mois d’Août est arrivé avec ses chassés croisés d’intervenantes, les arrivées, les départs le rythme doux du travail, et la fluidité de la circulation dans Nantes et ses alentours. On profite pleinement de ce moment d’accalmie. Aujourd’hui, c’est Daphné (clic) qui prend la plume, elle vous raconte comment ses deux demoiselles cochon d’inde ont fait sa connaissance et débarquées dans sa vie professionnelle d’intervenante en médiation animale. Belle lecture à vous ! Aurélie Vinceneux

Les demoiselles cochons d’inde de Coeur d’Artichien

  « Pour le site internet, il faudrait que tu écrives un article sur ta rencontre avec Myrtille et Paillette ». Avant de les avoir adoptées, j’aurais paniqué devant un tel sujet me demandant ce que je pourrais bien raconter sur des cochons d’inde. Après tout, ça parait assez simple et dénué de personnalité un cochon d’inde ! Mais ça, c’était avant.

         Après avoir soigneusement évité les animaleries et épluché les petites annonces, avec Aurélie nous sommes allées rencontrer une mère de famille et sa tribu de cochons d’inde. Aurélie l’avait choisie car le contact était bien passé par téléphone, elle semblait sérieuse et compétente en qualité d’éleveuse de cobaye. Avec quatre enfants, un environnement riche, une bonne alimentation et les reproducteurs visibles, nous avons pensé que ce devait être un petit élevage de qualité. Tout à fait « débutantes » en cochons d’inde, nous avons atterri dans un joli jardin dans lequel nous attendaient quatre boules de poils installées dans un enclos. Assise dans le parc, j’ai commencé sans le savoir à « parler cochons d’inde » avec ces petites choses qui courraient en tous sens tandis qu’Aurélie questionnait l’éleveuse sur ses méthodes d’élevage et le caractère de ses animaux. Oui, car les cochons d’inde ont du caractère !

J’ai choisi Myrtille car j’avais déjà eu un coup de cœur en la voyant sur photo : toute noire, l’œil luisant et un air futé. Dans le parc, elle s’est montrée timide mais se laissait manipuler sans problème. De toute façon, elle m’avait déjà charmée comme elle charme aujourd’hui certains bénéficiaires en séance. Pour faire la paire, il me fallait trouver une compagne bien différente tant en couleur de pelage qu’en caractère. Et voilà que s’est imposée Paillette, toute en curiosité et en pitreries. Avec son poil rêche d’US teddy, ses couleurs peu communes et ses yeux « rubis », on la remarque (et elle le sait !).

      « Les filles » ont mis quelques jours à s’adapter à leur nouvel environnement et à m’adopter moi, la bipède qui passait beaucoup de temps à les observer. Perdue au début face à ces animaux encore mystérieux qui filaient dans leur cabane à mon approche, j’ai appris petit à petit à les connaître et à me rendre intéressante à leurs yeux gourmands. Une fois identifiée comme distributeur de légumes frais, la confiance était établie et nous avons pu commencer le travail en médiation animale. Je suis régulièrement bluffée par leur attitude en séance et par leur capacité d’adaptation. Elles apportent avec elles l’étonnement, la convivialité et de bonnes tranches de rigolades. Je les appelle maintenant « mes cochons d’inde de compétition » et je suis très fière d’elles. Si j’étais dubitative au départ quant à leur participation en tant qu’animaux médiateurs, je suis désormais convaincue de leur pertinence dans ce travail.

Daphné, Intervenante en médiation animale pour Coeur d’Artichien

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